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EAU de JAVEL – SANTÉ L’EAU de JAVEL et les Produits Domestiques

EAU de JAVEL – SANTÉ L’EAU de JAVEL et les Produits Domestiques

Eau de Javel – L’eau de Javel, en user sans en abuser

D’ou vient l’eau de Javel ?

EAU de JAVEL - SANTÉ L'EAU de JAVEL

EAU de JAVEL

On doit la découverte de L’EAU de JAVEL des hypochlorites au Comte Claude, Louis BERTHOLLET (1748-1822) – Chimiste français, médecin de formation. Il mit au point l’eau de Javel en 1789 pour les lavandières des bords de Seine à Javel, petit village aux portes de Paris à l’époque.
L’eau de Javel est composée d’une solution aqueuse d’hypochlorite de sodium de formule NaOCl. Sa concentration s’exprime en degrés chlorométriques (°Chl). On trouve dans le commerce des solutions prêtes à l’emploi de 10 à 15 °Chl et de l’eau de Javel concentrée à 47 °Chl à utiliser en dilution.
Ces produits peuvent également contenir des détergents et des parfums. L’eau de Javel a des propriétés détachantes, blanchissantes, désinfectantes et désodorisantes. En qualité de biocide, elle est active à l’égard des bactéries, des virus, des champignons et des algues. Elle est utilisée dans les toilettes, les sanitaires, les poubelles, sur les sols, mais également en rinçage de lessive.

L’utilisation intensive d’eau de Javel est-elle justifiée ?

Influencés par la publicité, nous nous efforçons de tout désinfecter, nettoyer aujourd’hui ne suffit plus! La chasse aux microbes est devenue une véritable obsession. Il faut traquer poussières, bactéries et virus à grand renfort d’eau de Javel et maintenant, nec plus ultra, sur des airs de lavande et autres senteurs vivifiantes. La gamme des produits d’entretien s’est élargie avec les produits “2 en 1”: Ces détergents qui cumulent une action nettoyante et une action désinfectante grâce à l’adjonction d’eau de Javel.
Nous sommes en passe de devenir des “Javelmaniaques”.
Il est grand temps de revenir à une utilisation raisonnable de l’eau de Javel. Une désinfection ponctuelle ou un bon vieux rinçage pour blanchir les torchons, tout cela reste dans le concevable.
Pourchasser et traquer tous les microbes n’est pas seulement inutile, c’est aussi nuisible pour l’environnement voir même dangereux pour la santé.
Industriellement, l’utilisation massive d’eau de Javel, que ce soit pour les traitements de désodorisation, les traitements des eaux ou autres procédés de désinfection utilisés dans les piscines par exemple, ne va pas tarder à devenir un problème de société.
Qui se souvient des jadis bienfaits de l’ozone, devenu aujourd’hui indésirable?…
N’en sera-t-il pas bientôt de même pour cette bonne vieille eau de Javel?

Que peut-on reprocher à l’eau de Javel ?

L’eau de Javel contient du chlore très facilement libérable (labile pour les chimistes). Lors de son utilisation puis de son rejet avec les eaux usées, le chlore libéré se combinera facilement avec certaines molécules organiques pour former des “organochlorés”, composés toxiques, persistants et qui peuvent donc avoir un effet cumulatif dans les chaînes alimentaires. Certains d’entre eux sont cancérigènes et/ou mutagènes.
Si les eaux usées sont évacuées vers une fosse septique, l’apport régulier d’eau de Javel peut compromettre les équilibres biologiques de la fosse et donc son bon fonctionnement.
Le stockage et l’utilisation d’eau de Javel à la maison comportent des risques. En effet, ce produit est souvent à l’origine d’accidents domestiques.
Utilisée en mélange avec des produits d’entretien contenant un acide (détartrant, nettoyant pour sanitaires, antirouille, …), causera instantanément un dégagement de chlore gazeux qui provoquera des effets désastreux tels que l’irritation des muqueuses et des yeux, des maux de tête, des nausées, … Cela peut aller jusqu’au développement d’un œdème pulmonaire très grave avec risque de complications infectieuses.
Si l’eau de Javel entre en contact avec de l’ammoniaque, c’est un ensemble gazeux constitué de mono, di et tri chloramine qui se formera et qui risquera de provoquer un oedème aigu du poumon immédiat ou retardé nécessitant une hospitalisation.
La monochloramine est classée comme substance pouvant être cancérogène pour l’humain en raison de la prise en considération des divers facteurs: effets immunotoxiques possibles chez les rats, méthémoglobinémie et hémolyse chez des patients dialysés, augmentation des niveaux d’apoliprotéine B du plasma chez l’homme, etc.
Des effets mutagènes sont rapportés dans des études sur le rat.
L’essentiel de la pollution dans l’atmosphère des halls de piscines est dû aux chloramines et plus particulièrement à la trichloramine ou trichlorure d’azote (NCl3), formées par les réactions des composés azotés provenant des polluants apportés par les nageurs (urines, sueurs, cosmétiques) avec les composés chlorés utilisés pour la désinfection des eaux.
L’évaluation du risque chimique et sa maîtrise ultérieure se basent sur les données de la métrologie atmosphérique. La valeur limite de “confort ” pour laquelle on n’enregistre généralement pas de plainte des salariés vis à vis des effets irritants oculaires et respiratoires est de 0,5 mg/m³ en équivalent NCl3.
Il n’existe pas à ce jour de valeur limite d’exposition (VLE).
Les centres Antipoison relatent de nombreux accidents dus à l’eau de Javel dont les victimes sont des enfants qui ont ingéré, par mégarde, de l’eau de Javel. Heureusement, ces accidents sont rarement mortels.

Quelques conseils

  • Pour l’entretien de la maison évitons l’utilisation d’eau de Javel. Un nettoyage régulier des pièces d’habitation suffit généralement (y compris pour les W-C). Mieux vaut dépoussiérer et nettoyer régulièrement avec de l’eau chaude et un bon détergent que de décrasser et désinfecter une fois de temps en temps à l’eau de Javel.
  • Pour enlever une tache sur un vêtement, des produits non chlorés existent dans le commerce qui agissent aussi bien sans risque pour l’environnement et qui ne provoquent pas de décoloration des textiles.
  • Si une désinfection ponctuelle s’avère nécessaire, ne jamais mélanger l’eau de Javel à d’autres produits d’entretien (ammoniaque, détartrant pour W-C, ou tout autre acide, …): ne pas les utiliser simultanément.
    Faire un rinçage abondant entre chaque produit en cas d’utilisation l’un après l’autre. Attention, verser de l’eau de Javel dans une cuvette de W-C ou dans une litière à chats où subsiste de l’urine peut être dangereux (risque de dégagement gazeux d’ammoniac).
    ce produit doit être rangé hors de portée des enfants.
  • Acheter un produit dilué plutôt qu’un produit concentré. En effet, les produits concentrés sont toujours plus agressifs en cas d’accident.
    En cas d’accident par l’eau de Javel, contacter le Centre Antipoison le plus proche appeler et un médecin.
  • En cas de contact oculaire, effectuer un rinçage immédiat à l’eau courante sous faible pression pendant au moins 15 minutes et consulter un médecin.

DÉTERGENTS SANTÉ – Des DÉTERGENTS Responsables des Mutations Sexuelles chez les Poissons

DÉTERGENTS SANTÉ – Des DÉTERGENTS Responsables des Mutations Sexuelles chez les Poissons

Détergents

Des détergents responsables des mutations sexuelles chez les poissons

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Auteur:Louis-Gilles Francoeur

Résumé
Plusieurs détergents domestiques et industriels, qui contiennent des surfactants, pourraient être les principaux responsables des altérations importantes du système reproducteur des poissons du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, où des signes sérieux de féminisation des mâles ont été observés chez certains poissons sentinelles.

Textes associés

  • Le sexe des poissons : Daniel Green s’interroge sur le travail d’Ottawa (17.02.2004)
  • Pollution – Mutations sexuelles chez les poissons du Saint-Laurent (16.02.2004)
  • Dossier(s) Écologie – AOL/Le Devoir

C’est ce qu’a affirmé David Marcogliese, de la Direction de la conservation du milieu au Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada, en entrevue au Devoir. M. Marcogliese est un des signataires de l’étude publiée par des chercheurs de l’Institut Armand-Frappier dans la revue Toxicological Sciences, divulguée dans nos pages lundi. Cette étude révèle que le tiers des poissons sentinelles mâles, le queue à tache noire, ont développé en aval de l’usine d’épuration de Montréal des ovaires à l’intérieur de leurs organes génitaux et que leurs caractères reproducteurs mâles tendent à s’atténuer sensiblement. De plus récentes études, réalisées cette fois dans l’Outaouais, en amont de Montréal, ont permis de déceler des organes féminins en train de se développer à l’intérieur des organes mâles chez 50 % des spécimens. On retrouve des villes et des papetières en amont de ces sites d’échantillonnage.

Plusieurs types de détergents domestiques et industriels, ainsi que plusieurs familles de pesticides, contiennent des surfactants de la famille des nonyl-phénols. Un surfactant est un produit chimique qu’on introduit dans des liquides, comme des savons ou des détergents, pour en abaisser la tension superficielle, ce qui en augmente les propriétés mouillantes. C’est ce qui fait que certains détergents pénètrent et délogent plus facilement la saleté que l’eau pure. On les utilise aussi dans les formulations de pesticides afin que, dès la première pluie, ces toxiques s’éliminent des végétaux pour réduire rapidement les risques d’absorption. Ces détergents ont aussi plusieurs usages industriels, ce qui explique, indique le chercheur, qu’on les retrouve maintenant dans les sédiments des cours d’eau en aval des effluents des usines d’épuration et des grandes industries comme les papetières.

Ces contaminants imitent les messages chimiques d’un système hormonal normal, dans lequel les faux messages induits par des contaminants oestrogéniques peuvent provoquer des altérations du système de reproduction, des cancers et des malformations congénitales.

À court terme, indique M. Marcogliese, c’est dans le Richelieu que seront réalisées les prochaines recherches sur la présence de contaminants oestrogéniques au cas où leur présence dans l’eau pourrait expliquer les problèmes de reproduction de la seule espèce menacée de nos eaux, le chevalier cuivré. Le Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada, avec ses six chercheurs, devra cependant s’affilier au puissant centre ontarien de Burlington, où Environnement Canada concentre ses investissements en recherche pour finir par savoir ce qui se passe… ici ! Les chercheurs ont obtenu une aide financière du Fonds de récupération de la faune pour mener ce projet à terme.

Pour l’instant, explique de son côté Raymond Chabot, de la Direction de la protection du milieu d’Environnement Canada, deux autres études viennent de confirmer l’existence d’altérations du système reproducteur de certaines espèces aquatiques, provoquées par les «imposteurs», ou modulateurs endocriniens.

Une de ces études a permis de relever des phénomènes de féminisation des mâles et d’altérations aux systèmes reproducteurs de deux espèces de moules. Cette étude a une fois de plus confirmé l’intensité du phénomène en aval de l’émissaire de l’usine d’épuration de Montréal. Elle a été réalisée par deux chercheurs d’Environnement Canada, François Gagné et Christian Blaise.

La deuxième étude est une synthèse des 48 études soumises par l’ensemble des 52 papetières du Québec depuis six ans dans le cadre du «cycle 2» du suivi environnemental réglementaire qu’elles doivent réaliser aux trois ans pour déterminer la nature, l’ampleur et les causes probables des impacts de leurs rejets en aval de leur effluent. C’est en vertu de la Loi sur les pêches qu’a été adopté le règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papier. Cependant, ce n’est pas Pêches et Océans Canada mais bien Environnement Canada qui l’administre, simultanément avec la Loi canadienne sur la protection de l’environnement : les autorités fédérales veulent ainsi éviter les failles réglementaires et administratives d’une gestion bicéphale, comme celle qui caractérise la gestion québécoise de l’environnement et de la faune.

Selon ce rapport-synthèse daté de décembre dernier, on note deux phénomènes assez généralisés parmi les papetières du Québec. Les poissons sont plus gros en aval des papetières, ainsi que le démontre le poids moyen des foies, ce qui s’expliquerait, selon Raymond Chabot, par une concentration plus forte de nutriments dans l’eau. Ces nutriments augmentent la disponibilité de la nourriture mais tendent à faire vieillir prématurément le cours d’eau par la prolifération de matière organique.

Par contre, si le poids moyen des poissons augmente, les chercheurs constatent «une diminution du poids relatif des gonades en zone d’exposition», un phénomène aussi observé en aval des papetières ailleurs au Canada, où le règlement fédéral exige un suivi triennal identique.

Selon les experts, note le rapport, cette réduction de la taille des organes sexuels confirme l’existence d’une «perturbation du système endocrinien des poissons», qui se manifeste par une réduction des gonades (testicules chez les mâles et ovaires chez les femelles). «Ces résultats, précise le rapport, sont cohérents lorsqu’ils sont analysés selon le sexe ou selon que les poissons sont immatures ou adultes. Toutefois, le type et la fréquence des réponses [aux contaminants] sont très variables selon la famille de poissons retenue. Les résultats indiquent qu’il y a des espèces plus sensibles aux effluents des papetières que d’autres, et il faudrait en tenir compte lors du choix des espèces sentinelles des prochains cycles. En milieu marin, les mollusques exposés aux effluents présentent des poids de chair plus élevés que leurs congénères en zone de référence, ce qui suggère aussi un effet d’eutrophisation du milieu.»

Les chercheurs espèrent que la série de données du troisième rapport triennal soumis par les papetières, qui fait actuellement l’objet d’une analyse à Environnement Canada, permettra de départager la responsabilité des papetières et des rejets municipaux dans cette affaire.

Cependant, précise Raymond Chabot, le protocole de recherche imposé aux papetières pour le quatrième rapport triennal, qui s’amorcera au cours des prochains mois, ne contient pour l’instant «aucune exigence» pour qu’elles essaient de déterminer les impacts des contaminants oestrogéniques en aval de leurs effluents malgré l’importance des phénomènes mis en lumière par les récentes recherches.

SOURCE

Le Devoir.com. Dossiers 273, articles, [http://www.ledevoir.com/dossiers/273/articles.html]

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