Produits Naturels – L’huile essentiels de THÉIR – TEA TREE ou MELALEUCA- les BIENFAITS et VERTUS de l’huile écologique la plus EFFICACE
Huile Essentiels de THÉIR ou Tea Tree
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Nom(s) commun(s) : Mélaleuque, arbre à thé.
Nom botanique :
Alternifolia, famille des myrtacées.
Nom(s) anglais : Tea tree.
Partie(s) utilisée(s) : Les feuilles dont on tire une huile essentielle par distillation.
Habitat et origine : Arbuste ou arbrisseau à feuilles persistantes circonscrit aux régions marécageuses des côtes du nord-est de l’Australie (Nouvelles-Galles du Sud).
Indications
| Traiter l’acné, le muguet, l’herpès labial, l’onychomycose, le pied d’athlète, les infections vaginales, la gingivite, les pellicules. | |
| Prévenir et traiter les infections de la peau et des muqueuses. |
Posologie
L’huile essentielle de théir est vendue à l’état pur (100 % d’huile essentielle) ou sous forme de lotions, crèmes, onguents, shampoings, tampons ou suppositoires vaginaux qui peuvent renfermer des quantités variables d’huile. Tous ces produits sont essentiellement réservés aux usages topiques. Poursuivre les applications jusqu’à la disparition du problème à traiter.
Attention : l’usage oral de l’huile essentielle de théir doit se faire sous la supervision d’un aromathérapeute dûment formé.
Infections cutanées
- Appliquer l’huile essentielle pure sur les parties atteintes, plusieurs fois par jour.
Acné
- Appliquer sur les parties atteintes une lotion ou une crème renfermant de 5 % à 15 % d’huile essentielle, deux à trois fois par jour.
Infections fongiques (candidose buccale, onychomycose, pied d’athlète, etc.)
- Appliquer l’huile essentielle pure ou une préparation en renfermant au moins 70 % sur les parties atteintes, deux à trois fois par jour. Attention, en traitant le muguet, de ne pas avaler l’huile essentielle.
Infections vaginales
- On les traite par une douche vaginale, des suppositoires ou des pessaires renfermant de 1 % à 40 % d’huile essentielle. Appliquer d’une à trois fois par jour.
Historique
Les Bundjalung, aborigènes australiens, utilisaient les feuilles broyées pour traiter les blessures et les infections cutanées. L’eau d’un lagon, dans lequel avaient macéré les feuilles qui y tombaient au fil des ans, était considérée par ce peuple comme un lieu investi d’un puissant pouvoir thérapeutique.
Le nom anglais de la plante, tea tree (arbre à thé) vient du capitaine Cook qui employa les feuilles en infusion pour en faire une boisson semblable au thé. En fait, d’un point de vue botanique, aucun lien de parenté avec le thé (Camelia sinensis).
Ce n’est qu’au début du XXe siècle que le chimiste australien A.R. Penfold décrivit pour la première fois les propriétés antiseptiques de l’huile essentielle tirée des feuilles par distillation à la vapeur d’eau. Au cours des années 1920, on commença à employer l’huile essentielle en chirurgie et en dentisterie pour prévenir ou combattre les infections de la peau et des muqueuses. En 1930, un chirurgien de Sydney publiait dans le Medical Journal of Australia une étude de cas relatant l’efficacité de l’huile essentielle pour nettoyer les plaies chirurgicales; en 1933, un article sur l’emploi de l’huile essentielle comme désinfectant paraissait dans le British Medical Journal. Durant la Seconde Guerre mondiale, on la considérait comme une substance essentielle pour le traitement des infections, au point que les cueilleurs de feuilles et les fabricants d’huile essentielle furent dispensés du service militaire en Australie.
Rendue désuète par l’arrivée des antibiotiques de synthèse dans la seconde moitié du XXe siècle, l’huile essentielle Teatree refait surface à la suite de campagnes publicitaires soutenues par le gouvernement australien.
Recherches
Bien que les vertus antiseptiques, antibactériennes, antimicrobiennes et antifongiques de l’huile essentielle TeaTree ne fassent aucun doute dans l’esprit des experts et qu’une multitude d’essais in vitro et in vivo en rendent compte, on dispose de peu d’études cliniques confirmant, hors de tout doute, son efficacité.1
Acné. Au cours d’un essai à simple insu mené auprès de 124 sujets souffrant d’acné, on a comparé les effets d’un gel renfermant 5 % d’huile essentielle à ceux d’une solution à 5 % de peroxyde de benzoyle, un anti-acnéique de synthèse. Bien que les effets du Teatree aient été plus longs à se manifester, les résultats de l’étude ont démontré que les deux substances étaient aussi efficaces l’une que l’autre pour soulager les symptômes de cette affection. En outre, les sujets traités à l’huile essentielle ont subi moins d’effets indésirables que ceux qui recevaient le traitement au peroxyde (érythème, desquamation, démangeaisons, etc.).2
Action antifongique. De multiples essais in vitro ont permis d’établir que l’huile essentielle possédait une activité antifongique à large spectre.3
Onychomycose. Dans un essai mené auprès de 117 sujets souffrant d’onychomycose, on a comparé l’efficacité de l’huile essentielle à celle du clotrimazole en application topique. Les résultats ont démontré que les traitements étaient aussi efficaces l’un que l’autre4, mais l’absence d’un groupe placebo (cette affection cutanée guérit parfois sans traitement) et le fait que le clotrimazole en application topique n’est plus un traitement standard pour l’onychomycose ne permettent pas de conclure, hors de tout doute, que le
Teatree est efficace. Au cours d’une autre étude menée auprès de 60 sujets, on a démontré qu’une crème renfermant de la buténafine et de l’huile essentielle de théir était plus efficace qu’un placebo pour traiter l’onychomycose.5
Pied d’athlète. Au cours d’un essai à double insu portant sur 104 sujets atteints de pied d’athlète, on a constaté qu’une crème renfermant 10 % d’huile essentielle de théir était plus efficace qu’un placebo et aussi efficace qu’une crème renfermant 1 % de tolnaftate pour soulager les symptômes de cette affection cutanée.6 Cependant, au cours de cette même étude, des analyses ont révélé que le tolnaftate s’est révélé beaucoup plus efficace que le
théir pour éliminer les champignons. Les résultats d’un autre essai à double insu avec placebo ont permis d’établir qu’une solution à 50 % d’huile essentielle était plus efficace pour traiter le pied d’athlète qu’une solution n’en renfermant que 25 %.7
Candidose buccale. Les résultats d’un essai mené auprès de 27 patients atteints de SIDA et sujets au muguet indiquent qu’une solution d’huile essentielle, avec ou sans alcool, peut enrayer ou atténuer cette infection fongique buccale.8
Infections vaginales. De multiples essais in vitro ont établi l’action germicide de l’huile essentielle sur plusieurs pathogènes classiques du milieu vaginal, notamment Trichomonas vaginalis et Candida albicans, mais on ne dispose pas encore d’études sur les humains permettant d’établir hors de tout doute son efficacité dans le traitement des infections vaginales, de même que son innocuité. En 1962, un gynécologue publiait les résultats d’une série d’études de cas portant sur 130 femmes dont les infections vaginales furent traitées à l’huile essentielle de
théir (douches vaginales avec une solution à 1 % d’huile essentielle et tampons vaginaux imbibés d’une solution à 20 %, gardés en place pendant 24 heures). Après avoir comparé les résultats de ces interventions à ceux obtenus dans un groupe témoin traité à l’aide de suppositoires renfermant un germicide de synthèse, l’auteur concluait que les deux traitements étaient d’efficacité semblable.9 L’auteur d’une étude de cas publiée en 1991 rapportait que sa patiente, ayant refusé le traitement classique au métronidazole, avait soigné avec succès sa vaginite bactérienne à l’aide de tampons imbibés d’huile essentielle de théir .10
Action antipelliculaire. Au cours d’un essai clinique mené auprès de 126 sujets, une préparation renfermant 5 % d’huile essentielle s’est révélée plus efficace qu’un placebo pour combattre les pellicules.11
Hygiène buccale. On a comparé, au cours d’une étude menée auprès de 30 sujets, les effets de la chlorhexidine, de l’ail et de l’huile essentielle de
théir . Les résultats ont démontré qu’une solution renfermant 0,2 % d’huile essentielle pouvait jouer le rôle d’un antiseptique buccal à large spectre.12
Infection au staphylocoque doré. Les résultats d’un essai effectué auprès de 20 patients hospitalisés indiquent qu’un onguent nasal renfermant 4 % d’huile essentielle de
théir et un savon corporel en contenant 5 % se sont révélés légèrement plus efficaces qu’un traitement médical classique (mupirocine et triclosan) pour contrer une infection due à une souche de staphylocoque doré résistante à la méticilline.13
Herpès labial. Au cours d’un essai à simple insu mené auprès de 18 sujets souffrant d’herpès labial, le traitement à l’huile essentielle s’est révélé légèrement supérieur au placebo, mais les différences n’étaient pas statistiquement significatives.14
Précautions
Attention
- L’usage oral de l’huile essentielle de théir doit se faire sous la supervision d’un aromathérapeute dûment formé.
- En raison des possibilités de réactions allergiques, on conseille de faire d’abord un essai sur une petite surface de la peau avant d’appliquer l’huile essentielle sur toute la zone à traiter.
Contre-indications
- Aucune connue, sauf pour les personnes allergiques au théir ou à d’autres membres de la famille des myrtacées.
Effets indésirables
- L’application topique peut déclencher des réactions cutanées chez les personnes allergiques.
Interactions
Avec des plantes ou des suppléments
- Aucune connue.
Avec des médicaments
- Aucune connue.
Sur les tablettes
Une norme internationale a été fixée en 1996 pour 14 des composés de l’huile de théir , dont le terpinen-4-ol (plus de 30 %) et le cinéol (moins de 15 %), ce dernier étant un composé irritant pour la peau.
Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Françoise Ruby
Révision : Jean-Yves Dionne, pharmacien
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